01 novembre 2010

on en parle

 

Premier festival Chemins enchantés, chemins engagés

Un nouveau petit festival alternatif, fait avec les moyens du bord et écolo, en Creuse.? - photo Mathieu Tijeras

Un nouveau petit festival alternatif, fait avec les moyens du bord et écolo, en Creuse.? - photo Mathieu Tijeras

Avec son chaos granitique et l’ermitage de Saint-Pardoux tout proche, le site du Mont de Sardent est magique. Des habitants de ce hameau situé à 600 mètres d’altitude y organisent une fête étrange ce week-end : des contes, des fables du ciné de plein air charpentent un nouveau rendez-vous creusois très familial.

L'association L'halluciné propose ce soir et demain un nouveau festival destiné à un public familial. Sans lui faire offense, on pourrait dire que Mayeul Renneteau est un garçon délibéremment perché. C'est un choix de vie : après l'Ariège, les Hautes-Alpes et l'Ardèche, il a choisi de se poser en Creuse, mais sur une position dominante, le Mont de Sardent, où, par temps clair, on voit la chaîne des Puys.

Si le coin est connu pour avoir offert une paix royale à l'ermite Pardoux, le Mont de Sardent n'est pas incompatible avec une vie sociale très riche. Mayeul Renneteau s'est installé avec femme, enfants et une association prête à l'emploi : L'halluciné projette chaque mois des documentaires militants (écolos et alternatifs) à la salle des fêtes de Sardent.

Un décor de rêve pour des contes

« On touche un public averti et on avait envie d'élargir, de partager un bon moment avec les familles, les enfants », définit Mayeul Renneteau. Ce premier festival Chemins enchantés, chemins engagés s'ouvrira ce soir sur des contes de Brocéliande. Le décor des pierres Boutelines devrait se prêter à merveille à ces légendes celtiques racontées par Jean-Marc Derouen, à la lueur des braseros.

« C'est un site féerique qui mériterait d'être plus connu », vante l'organisateur et riverain. L'initiative a séduit la commune de Sardent, la communauté de communes Creuse-Thaurion-Gartempe et le Conseil général, qui ont octroyé quelque moyens afin de débroussailler ces « chemins enchantés ».

Samedi, une balade partira des pierres Boutelines vers la chapelle de Saint-Pardoux: on suivra, aveuglement ou pas, Pistil le fabuliste. Les organisateurs ont rameuté des amis de toute la France et de la Creuse pour animer le Mont de Sardent, samedi. L'Halluciné a prévu de caser un écran entre boules de pierre et arbres tordus. Au programme : Jupiter's dance, un fim consacré à la danse dans les ghettos de Kinshasa.

Il y aura aussi les graffitis d'Amo, les peintures de Magouille, les percussions d'An'ta (Clugnat), les sculptures de Roland Vincent (un riverain du Mont-de-Sardent), les jongleries de Com sur déraille (Chénérailles), les braseros de Fred (made in plateau de Millevaches), des marionnettes et puis bien sûr, en guest star : le soleil creusois, toujours très engagé lorsqu'il faut soutenir les petits festivals qui se lancent.

Julien Rapegno

 

CreuseLa Montagne Centre France

LIMOUSIN > CREUSE > SARDENT 26/07/12 - 06H00

Projection de courts-métrages à l’étang de Masmangeas trois vendredis soirs consécutifs

Trois projections prévues en plein air aux abords de l’étang de Masmangeas.? - photo mathieu tijeras

Trois projections prévues en plein air aux abords de l’étang de Masmangeas.? - photo mathieu tijeras

Association crée en 2005 à Briançon, « L’halluciné » fait son cinéma sur la commune de Sardent. Au programme trois séances en plein air.

 «L'halluciné », c'est Mayeul Renneteau. Artiste de rue à l'origine, il a évolué au sein d'une compagnie qui conciliait art circassien et projection. Il a ensuite retrouvé l'image dans le milieu techno. « Cette utilisation de l'image me plaît », explique Mayeul. « Je n'ai pas de télé, je ne suis pas sur cette image omniprésente. En revanche, je veux montrer ce qu'on peut faire d'autre avec un écran. »

Arrivé au Mont de Sardent en mars 2011, Mayeul laisse l'association de côté, le temps de s'installer confortablement. Il rattaque lentement, avec ses vendredis courts-métrages.

Se faire une toile 
à la belle étoile…

Le 27 juillet, et les deux vendredis suivants, Mayeul posera son matériel sur le bord de l'étang de Masmangeas. « On n'est pas cloisonné, on s'approprie l'espace, on se met à l'aise », développe l'organisateur. Le plein air, c'est aussi, la liberté de ne pas aimer et de partir ou d'aimer et de payer selon ses moyens. La manifestation est à prix libre. Héritage de l'art de la rue, les lieux sont propices à la rencontre et à la démocratisation. Les gens se baignent l'après-midi et décident de rester le soir.

La sélection des films, avant-tout basée sur la question des droits d'auteur, repose les goûts de Mayeul et ce qu'il a envie de partager. Annulée pour cause de mauvais temps, une soirée devait porter sur l'animation. La quinzaine de films prévus sera répartis comme amuse-bouche lors des différentes soirées. « Plein de gens pensent que l'animation se borne au dessin animé », constate Mayeul. D'un peu partout, anciens et récents, ces films constitueront un petit panel de tout ce que l'animation a à offrir en matière de technique et d'innovation.

La dernière soirée portera sur l'alternatif, en matière d'image, mais aussi d'un point de vue militant. « Je me laisse un espace pour ça », confie Mayeul. « C'est une association, pas un métier, donc c'est une partie de moi, de ce qui me plaît, après, si des gens se greffent au projet, il faudra concilier les avis. Ce qui est aussi intéressant. »

L'essor de l'association et son inscription dans le tissu local constituent les objectifs de Mayeul sur le long terme. « L'idée c'est de rencontrer des gens, ceux de Bobines rebelles par exemple », explique Mayeul. « C'est plus facile de travailler à plusieurs, on n'a pas les mêmes choses, alors on s'enrichit. »

Des projets en pagaille

Novembre sera le mois du film documentaire. L'halluciné projette déjà de s'inscrire dans cette manifestation nationale et bénéficier de sa promotion. En ce qui concerne le documentaire engagé, récupérer les films ne pose pas de soucis, faire venir des réalisateurs, en revanche, est plus ardu. « Je n'ai jamais réussi à en faire venir », déplore Mayeul. « Je fais toutefois venir des gens en lien avec le sujet traité, qui le connaissent ou qui en sont acteurs. Même si les sujets m'intéressent, je n'ai pas la culture pour en parler. Les projections servent à partager mes idées. »

Une fois sur les rails, Mayeul espère lancer des rendez-vous fréquents. L'été prochain, il aimerait organiser un événement sur les trois lieux touristiques de Sardent : les pierres Boutelines, Château-Merle et la chapelle Saint-Pardoux. « Faire une balade contée, du théâtre peut-être, un pique-nique collectif le soir et enchaîner avec une projection. » Une organisation qui, espère Mayeul, toucherait des gens qui ne viennent pas automatiquement pour le ciné. « C'est ce qui me plaît, confronter un public. »

Programme. Le 27, fictions, le 3 août, documentaires et le 10 soirée alternatifs. Le prix est libre. La projection commence à la tombée de la nuit, vers 21 h 30. Prévoir une petite laine.

Samuel Guillon

 

 

 

 

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Posté par hallucine à 06:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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